Interview: Band Of Skulls
Porté par une énergie communicative et un réel plaisir de jouer ensemble, Band Of Skulls a d’abord forgé sa réputation en partageant la scène avec des artistes tels que The Black Rebel Motorcycle Club et The Dead Weather et en arpentant les festivals du monde entier. Après Baby Darling Doll Face Honey paru en 2009, le trio anglais revient avec son nouvel opus Sweet Sour. Toujours produit par Ian Davenport (Supergrass, Badly Drawn Boy), cet album est taillé pour conquérir les foules grâce à son alchimie parfaite entre mélodies imparables et riffs de guitare heavy.
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Pouvez-vous nous décrire votre procédé d’écriture et d’enregistrement pour Sweet Sour ?
Nous avons commencé à écrire cet album dans un studio à Norfolk, en plein hiver après avoir bien tourné pendant deux ans. C’était une période productive mais nous devions retourner dans notre studio à Southampton pour conclure cet album, car c’est là-bas que nous avons toujours écrit nos albums, et c’est une bonne base pour tout nouveau projet. Nous avons ensuite bougé aux studios Rockfield au Pays de Galles pour l’enregistrement final, où l’ingénieur Tom Dalgety et, une nouvelle fois, Ian Davenport, nous ont rejoints. Nous étions plus relax et contents à Rockfield car nous pouvions visualiser l’album en tant que tel, et nous concentrer sur sa perfection.
Pourquoi avoir choisi de travailler avec Ian Davenport une nouvelle fois, et qu’a-t-il apporté à l’album ?
Nous voulions travailler avec Ian une seconde fois car nous avions toujours des idées à explorer avec lui, cette fois-ci dans un studio plus grand. Un élément de confiance s’installe quand on travaille avec un producteur. Il sait comment nous travaillons et ce que nous attendons de nos morceaux, donc au lieu de changer quelque chose qui marche, nous avons décidé de travailler avec lui une nouvelle fois. Nous avions également un ingénieur cette fois-ci, Tom Dalgety, et le mixeur Nick Launay. Nick a déjà travaillé avec Grinderman et Yeah Yeah Yeahs et a amené l’album vers de nouveaux horizons.
Ceci est votre deuxième album, avez-vous ressenti de la pression ?
Chaque album est difficile, et c’était un territoire vierge pour nous. Nous avons ressenti la pression que nous nous étions mis, mais c’est bien d’être un peu sous pression car ça nous pousse à faire mieux que la dernière fois. Si c’était facile à faire, nous serions plus inquiets!
Si vous deviez choisir un titre sur cet album, lequel serait-il et pourquoi ?
Ca change tout le temps, mais pour le moment, c’est 'Sweet Sour' car ça reflète les caractéristiques principales du groupe: batteries rock, gros riffs et chants harmonieux.
Musicalement, il semble que vous tiriez vos influences du rock 70’s : trouvez-vous ça juste ? Y a-t-il certains groupes contemporains que vous admiriez ?
Il y a certains groupes et artistes solos pour lesquels nous sommes tous d’accord, comme Hendrix, Zeppelin, Neil Young, The Beatles, The Stones etc. Mais il y a également certains artistes comme Peggy Lee, Billie Holiday, Irma Thomas, Frank Sinatra, Elvis, Bobbie Gentry, Scott Walker qui nous influencent chacun de notre côté. Quant à nos contemporains, nous respectons ceux qui font de la musique sans filet de sécurité.
Pouvez-vous définir votre son en une phrase ?
Batteries rock, gros riffs et chants harmonieux.
Quel était votre but artistique pour cet album ? Pensez-vous l’avoir atteint ?
Continuer à explorer et à évoluer en tant que groupe et compositeurs, et expérimenter encore plus notre son. Nous sommes nos pires critiques mais nous sommes fiers de cet album.
Emma, en plus d’être bassiste et chanteuse du groupe, vous êtes également une artiste ! Racontez-nous votre première exposition solo à Londres ? Pensez-vous assouvi un besoin artistique différent de la musique avec votre peinture ?
C’était super d’avoir la chance de créer de nouveaux gros projets artistiques et d’explorer encore plus loin ma peinture. Et comme j’ai commencé à peindre juste après la finition de l’album, j’étais encore dans cet esprit créatif : je devais juste me tourner vers la peinture plutôt que l’écriture ! Puis avoir l’opportunité d’avoir un évènement solo à Londres, c’était la cerise sur le gâteau ! C’était la première fois que tout mon travail était exposé ensemble et le résultat fut très positif. Ca assouvit un autre de mes besoins, oui. J’apporte toujours un cahier de croquis sur la route et je dessine quand je le peux. Quand nous ferons une autre pause dans la tournée, je m’attaquerai une nouvelle fois à la peinture.
Vous avez fait la première partie de grands groupes ces dernières années ! Quel est votre meilleur souvenir ?
On a toujours beaucoup appris des groupes avec qui ont a joué, et nous avons été très chanceux de faire leur première partie. Ce sont toutes des personnes formidables et l’installation est toujours très professionnelle. Etre en première partie de Muse fut probablement notre plus gros concert : devant une foule de 50,000 personnes et la production était gigantesque. C’était un concert impressionnant.
Quel a été votre album préféré l’année dernière ?
Given To The Wild de The Maccabees, Wounded Rhymes de Lyyke Li et Bad As Me de Tom Waits.
Et quels sont les albums que vous attendez pour 2012 ?
Nous attendons avec impatience la sortie du nouveau 22-20s.
Vous avez confirmé votre présence à Coachella : Qu’espérez-vous de ce festival et que redoutez-vous le plus? Quels sont vos plans pour 2012 ?
A Coachella, nous avons hâte de voir Radiohead, The Black Keys et Snoop. La programmation est incroyable! Nous redoutons la longue attente avant d’arriver là-bas par contre. Pour le moment, nous jouons également aux Festivals The Isle of Wight et Bilbao. Nous serons sur la route le reste de l’année et nous sommes très excités.