Interview: The Maccabees
Après deux ans d’absence, The Maccabees reviennent sur le devant de la scène avec leur troisième album studio. Et il nous en faut peu pour être heureux, car Given To The Wild
est d’emblée une vraie perle d’album, empreint de mélodies riches, de sons de guitares dégringolant et de voix lumineuses.
Le guitariste Felix White a pris le temps de répondre à certaines de nos questions sur ce nouvel album et leurs plans futurs ; découvrez ce qu’il en dit ci-dessous !
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Félicitations pour votre album Given To The Wild ! Pour ceux qui ne l'ont pas encore entendu, pouvez-vous leur dire à quoi s'attendre ? Et quelles sont vos influences musicales ?
Merci beaucoup. Musicalement, nous nous sommes surpassés sur cet album. Nous avons plus de contrôle sur la production et ça nous a aidés à développer nos excentricités et personnalités, choses que nous faisions moins sur les albums précédents. En ce qui concerne nos influences, nous en avons tellement de toute part qu’il serait injuste de n’en citer qu’une.
Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez écrit et enregistré cet album ?
En tout, cet album nous a pris deux ans à écrire. Nous voulions écrire d’une manière différente, et nous avions tous appris de nos dernières expériences d’enregistrement, donc nous avons passé les premiers mois en dehors du studio de répet’, afin de développer des idées plus accomplies, individuellement ou en binôme. Nous avons produit les morceaux au fur et à mesure de leur écriture donc le processus en lui-même est maintenant assez flou. L’enregistrement ne s’est fait qu’au dernier jour de mixage, donc nous étions assez occupés pendant ces deux années d’écriture.
Vos paroles partagent-elles un thème en commun ? Et quelle inspiration se cache derrière le titre de l’album ?
Oui, il semble en effet y avoir un thème constant sur l’album, mais je ne peux pas dire si c’était intentionnel ou non. Le titre fut l’une de nos premières idées qui nous a semblée juste qu’à la clôture de l’album. C’est la première parole de l’album, et avec du recul, ça nous semble la meilleure manière de résumer l’album ; ça reflète un tournant et possède un certain mystère.
Pourquoi avoir choisi le producteur Tim Goldsworthy de DFA, et qu’a t- il apporté à l’album ?
Nous aimions l’idée de travailler avec Tim car il vient d’un monde musical totalement différent du nôtre, et nous espérions qu’il nous aiderait à concevoir certaines idées dont nous n’étions pas à 100% sûrs d’accomplir. Il a beaucoup de gadgets et c’est sûrement ce qui s’entend le plus dans l’album. Même si, après le montage des morceaux, le son reste quand même le nôtre.
Si vous deviez choisir un morceau dans l’album, lequel serait-il et pourquoi ?
Ça change tout le temps car nous nous sentons proches de beaucoup de morceaux. La clôture de l’album, ‘Grew Up At Midnight’, est un morceau important car l’album avait vraiment besoin d’une belle fin, pour faire de l’album une expérience musicale à lui tout seul. Et la dernière minute du morceau n’aurait pas pu mieux tomber qu’à la fin de cet album.
Musicalement, il y a une grande évolution entre le premier et le deuxième album, puis Given To The Wild marque encore une fois un tournant. S’agit-il seulement de votre son qui évolue naturellement au fil du temps, ou est-ce un défi pour vous de vous surpasser à chaque sortie ? Quelle place prend l’innovation dans votre musique en général ?
Je pense que c’est surtout une question d’apprendre toujours plus et de rester créatif. C’est important pour nous d’essayer de nouvelles choses. Après, que l’on soit innovant ou pas dans notre musique, c’est une autre question. Certains groupes trouvent leur son et le font bien, mais pour nous, tant que The Maccabees existe, nous ne nous permettrons pas de créer deux fois le même album.
Après trois albums dans votre carrière, l’écriture est-elle devenue plus facile ou plus difficile ? Et pensez-vous avoir mûri en tant que compositeurs ?
Chacun de nous a gagné en confiance, et, étant donné que nous essayons d’être un groupe démocratique, les disputes sont de plus en plus passionnées car chacun a une opinion plus forte. Mais cela veut aussi dire que quand nous sommes tous d’accord sur un point, c’est que nous sommes sur le bon chemin.
A part le vôtre, quel est l’album que nous devrions écouter cette année ? Et quel était votre album préféré de 2011 ?
Cette année, l’album de La Shark devrait être assez incroyable. Et l’année dernière, j’aimais beaucoup l’album Valhalla Dancehall de British Sea Power.
Vous avez collaboré avec Roots Manuva sur le morceau ‘Empty Vessels’ : avez-vous d’autres collaborations en vue ?
Pas pour le moment, mais ce serait avec plaisir !
Vous n’avez pas joué sur scène depuis un certain temps, qu’avez-vous hâte de retrouver en tournée, et que redoutez-vous le plus ?
J’ai hâte de rejouer sur scène ; j’ai joué quelques concerts récemment et je réalise à quel point ça m’a manqué. Ce que je redoute, c’est de me réveiller dans un parking de bus de tournée pendant trois mois, sans air-conditionné, et puant. Mais ça fait tellement longtemps, que même cette vision me semble romantique !
Enfin, quelle a été l’apogée de votre carrière jusqu’à présent, et quels sont vos espoirs pour l’année 2012 ?
J’espère que notre apogée viendra cette année ! Sincèrement, j’espère surtout que nous aimerons toujours être The Maccabees cette année et que nous apprécierons d’être toujours nos propres patrons !